Editions

Depuis 2010, le Carré d’Art participe à l’édition de livres, ou coédite avec d’autres partenaires des livres de photographies.

2023

Produite suite à une résidence de création sur le territoire de Chartres-de-Bretagne entamée en 2020, Nolwenn Brod s’est intéressée exclusivement à des femmes, ou/et leur.s fille.s, rencontrées par hasard dans la ville. Sur la durée, en laissant s’installer le temps de la rencontre, de l’échange, la photographe évoque, avec pudeur, la violence, la solitude, la tendresse qui s’immiscent entre les êtres.

    

« J’observais les habitants circuler dans le centre-ville ou au sortir des supermarchés. Avec une poignée de commerces et de restaurants, le PMU gagnait le trophée de la fréquentation.
J’ai rencontré exclusivement des femmes dans cette ville qui pourrait s’apparenter à une ville périphérique.
La plupart vivaient seules avec leurs enfants. Certaines d’entre elles avaient vécu la mort de leur  compagnon ou la violence conjugale. Cette violence subie se traduira parfois dans les corps en tension, la torsion des arbres, l’entrelacement des brindilles gelées, le vent dans les feuillages, autant d’états émotionnels que de saisons passagères. »

Comme une branche de laquelle un oiseau s’est envolé est le fruit d’un travail que la photographe nantaise
Adeline Praud a mené dans le cadre d’une résidence de création portée par Le Carré d’Art.

Durant plusieurs mois, elle est allée à la rencontre des patient.es de l’hôpital psychiatrique de Rennes
(Centre hospitalier Guillaume Régnier). Ces rencontres ont nourri sa réflexion et ont donné vie à ce projet. Elles ont d’abord pris la forme de longs entretiens qui lui ont permis d’ancrer sa recherche au plus près de la réalité des personnes concernées.

Petit à petit, les échanges se sont faits moins longs et plus légers, les mots faisant place à la photographie.

Construit à partir de l’expérience des patient.es et de leur désir commun de bousculer les imaginaires
sur les troubles psychiatriques, ce travail invite au dialogue les personnes concernées et la société.

2022

Livre publié à l’occasion de la résidence que Catherine Duverger a menée depuis juin 2021 à Chartres de Bretagne.
La photographe rennaise s’est intéressée à la Seiche, rivière qui borde la ville de Chartres de Bretagne, en partant de la catastrophe environnementale du mois d’août 2017 suite au déversement de lactose par l’entreprise Lactalis sur le site de Retiers, à 30 km.
L’artiste a rencontré de nombreux acteurs du paysage sur le territoire régional (hydrobiologistes, agriculteurs, archivistes, journalistes, habitant.e.s de Chartres de Bretagne…) et mené des entretiens qui ont fait émerger de nouvelles perspectives sur son
travail.-

2021

Dans le cadre d’une résidence menée durant l’été 2020 sur le territoire de Chartres de Bretagne, Juliette Agnel a porté son regard sur la ville et l’agglomération rennaise.

Durant plusieurs semaines, elle a exploré les espaces naturels, agricoles et forestiers pendant les nuits estivales. La lenteur de ces déambulations nocturnes dans une végétation plus ou moins contrôlée, et les longs temps de pose ont pu faire apparaître des éléments invisibles en plein jour, les paysages éclairés de façon ténue prenant de nouvelles formes.

Ce livre, qui accompagne l’exposition au Carré d’Art, présente les images réalisées lors de cette résidence, accompagnées par une nouvelle écrite spécialement pour cette occasion par la romancière et historienne de l’art Émilie Houssa.
Résidence mise en place en partenariat avec l’association L’art à l’ouest.

2020

Ce livre rassemble une partie des images réalisées par le photographe Pierre Faure à Chartres de Bretagne, dans le cadre d’une résidence organisée par le Carré d’Art.

Sensible à la découverte d’un territoire, autant par ses paysages que par les personnes qui y vivent, Pierre Faure a parcouru la ville de juin 2019 à février 2020. Il décrit ici, par l’image, des espaces urbains déserts, particuliers à ces villes périphériques, paisibles en semaine, mais bien vivantes le week-end.

Lors de ses nombreuses déambulations, toujours à pied, il a su saisir des instants de flottement, dans ces zones où la ville semble s’abandonner à son regard, ces zones habitées, mais qui semblent parfois délaissées.

Profitant d’une résidence s’étalant sur plusieurs mois, il a eu l’occasion de s’attarder et de retourner dans certains lieux, et, au fil des saisons, de guetter des lumières plus fidèles à son propos, de changer de points de vue, de s’attacher à des fragments prélevés dans le paysage.

Un autre aspect du travail de Pierre Faure réside dans la pratique, difficile, du portrait. Chargés de références picturales, ceux-ci nous touchent à plus d’un titre. Tout d’abord, l’artiste a choisi de photographier des jeunes âgé.e.s de 12 à 17 ans, cet âge de grands bouleversements, où les corps tentent de se faire une place dans un monde d’adultes.

Dans ces photographies, les jeunes portent leur regard vers l’avenir, une manière de se projeter au-delà des limites de la ville, qu’à court ou moyen terme, ils seront peut-être amenés à quitter, parfois pour y revenir plus tard…

Ensuite, l’artiste a déterminé avec minutie les décors dans lesquels il les a mis en scène, souvent en extérieur, autour de chez eux.elles, et toujours en lumière naturelle. Après de longs échanges, il a ajusté, avec les modèles, ses dispositifs de prises de vues, pour finalement parvenir à les montrer tels qu’ils sont, sans artifice.

Pierre Faure nous propose ainsi un portrait de ville, vision unique d’un artiste ne la connaissant pas, et qui, au fil des semaines et des mois, semble l’apprivoiser.

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2019

De juin 2018 à mars 2019, le Carré d’Art a accueilli les photographes Jérôme Blin et Gaëtan Chevrier en résidence de création.
Ceux-ci ont décidé de
s’intéresser à l’histoire industrielle de la ville de Chartres de Bretagne. Ils ont ainsi mis en exergue les aspects sociologiques, urbanistiques et environnementaux suite à l’implantation de l’usine Citroën (qui deviendra ensuite PSA) en 1960 sur son territoire, au lieu-dit La Janais.

« En 1960, lorsque l’usine Citroën de La Janais, à Chartres de Bretagne, sort de terre, c’était Paris qui venait en province, c’était une mine d’emplois à la clé, c’était la voiture pour tous et la voiture reine. À l’époque, l’Ami 6 était la première voiture sortie de l’usine.

L’implantation de l’usine, occupant un quart de la surface de la commune, a modifié le paysage et la vie rurale en profondeur. L’arrivée de nombreux habitants, nouvelle main d’œuvre pour l’usine Citroën, transformera le village en une petite ville avec de nombreux équipements, signes d’une richesse nouvelle.

Par un jeu d’aller-retour entre passé et présent, nous avons tissé des liens entre ces différentes temporalités où l’automobile devient prétexte à questionner un territoire. » J. Blin et G. Chevrier




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2018

Profitant d’une programmation annuelle ayant la cartographie comme axe principal, et s’inscrivant dans une résidence envisagée sur le territoire local, le projet proposé par Julie Hascoët a prolongé ces deux thématiques en leur apposant une dimension nomade. Mue par la volonté de déplacer les frontières de la ville de Chartres de Bretagne pour lui donner une forme nouvelle, elle a étendu sa zone de recherche à quatre des communes qui lui sont jumelées : Hassmersheim en Allemagne, Lwowek en Pologne, Calarasi en Roumanie et Saint-Anthème dans le Puy-de-Dôme.

De saison en saison, d’un vagabondage à un autre, la photographe a réactivé le principe de jumelage sous un angle inédit, visuel cette fois.


2016

Coédition Le Carré d’Art, Chartres-de-Bretagne – L’Imagerie, Lannion – Artothèque, Vitré – Vrais Rêves, Lyon
 

2015

Textes de Sandrine Cressant / Entretiens d’Isabelle Jarjaille

S22C-614120311570_0001

2013

Textes de Claude Tible, Nathalie Boulouch et Gwenola Furic

Couv Edition Territoires